3 – Mac Leod Ganj
A environ 1800m d’altitude, sur les contreforts de l’Himalaya, siège Upper-Dharamshala, un méli-mélo de monastères et de gompas, de ruelles et d’escaliers, de maisons anciennes et récentes, de boutiques et de « dabas », d’hôtels et de restaurants. A l’origine, vers 1850, la ville fut fondée autour d’une garnison militaire britannique baptisée au nom de son lieutenant gouverneur du Punjab, David Mac Leod. Elle fut délaissée suite au terrible tremblement de terre de 1905 et ne fit reparler d’elle que vers 1960 avec l’arrivée du Dalaï Lama en exil. Aujourd’hui elle compte plus de résidants tibétains qu’indiens et baigne dans une atmosphère emprunte de spiritualité, d’étude . . . et de tourisme. Les ruelles grouillent de commerçants, d’étudiants, de mendiants « rescapés », de touristes et de moines qui de leurs étoffes rouge égayent la société et je me dis que j’ai bien fais de venir en fin de saison. Le battement de cœur de la ville retrouve peu à peu son souffle. Les jours pâlissants et les nuits tranchantes remettent les hommes à leur place. Je vis dans une chambre minuscule sur un toit. Perché là-haut sous les rayons du soleil ; avec une vue magnifique et reposante sur la ville, les montagnes, la vallée, et sur le cerf-volant voltigeants des enfants ; je trouve cette sérénité rare et précieuse qui nous fait habituellement tant défaut. Fermez les yeux et vous entendrez les clochettes scintiller au soleil, les drapeaux tibétains flapper dans le vent, les cerfs volant lécher le ciel bleu et plus haut, les arbres chuchoter de vieilles histoires jusqu’à la tombée de la nuit, jusqu’au rythme naissant des tambours, jusqu’à ce que les mélodies des trompettes béthaines et les chants graves de la gompa entonnent les prières. A Mac Leod, on rencontre des gens intéressants. Parcequ’on y trouve de grands maîtres, beaucoup viennent ici étudier le yoga, le reïki, le bouddhisme, la méditation, la musique, la peinture, les langues, la cuisine, le massage ou encore la médecine ayurvédique. Influencé, j’entreprend de mener moi aussi une vie active et saine. Promener en montagne, gratter la guitare, gratter le papier, accoucher douloureusement d’une borne kilométrique, rencontrer, parler, écouter, apprendre, souper comme il faut et sommeil de plomb. J’aurais la chance d’assister aux enseignements du Dalaï Lama, aux spectacles de musique et de danse du TIPA (Tibetan Institute of Performing Arts) et de faire du bénévolat pour un festival culturel organisé par une association du nom de « Rogpa ». Dharamsala, le 18 novembre 2007





Laisser un commentaire